Nid de frelon asiatique découvert en automne ou en hiver : faut-il le faire détruire ?
En bref : En plein hiver (décembre à février), non : le nid est vide et ne sera jamais réutilisé, le détruire est inutile. Entre juin et octobre, s'il est actif, signalez-le et faites appel à un professionnel ; ne vous en approchez pas à moins de cinq mètres.
Un cycle annuel : le nid ne sert qu'une fois
- Une colonie compte une reine, des ouvrières et, en période de reproduction, des mâles et des femelles sexuées, les futures fondatrices. Une reine ne vit qu'un an : les colonies sont annuelles.
- Seules les fondatrices de la nouvelle génération survivent à l'hiver, à l'abri, puis fondent de nouvelles colonies au printemps.
- Chaque printemps, les nouvelles fondatrices reconstruisent chacune un nouveau nid, sans jamais utiliser un ancien nid.
- À Paris, le pic de population des colonies s'étend de septembre à octobre ; les frelons quittent définitivement le nid entre fin novembre et le début de l'hiver.
Reconnaître un nid de frelon asiatique
- C'est la seule guêpe européenne dont le nid a une ouverture sur le côté, et non dessous.
- Le nid, en fibres de bois, peut mesurer jusqu'à 80 cm de large ; on le trouve surtout en hauteur dans les arbres ou sous des charpentes.
- Courant août, la plupart des colonies déménagent dans un second nid, construit à plus de 10 mètres de haut dans un arbre, à moins de 200 mètres du premier.
Que faire selon la saison
- En hiver (décembre à février) : il est totalement inutile de détruire ou de faire détruire le nid, vide et jamais réinvesti ; il se dégrade naturellement avec les intempéries.
- Entre juin et octobre : si vous souhaitez faire détruire le nid, signalez-le à l'organisme local de lutte. À une autre période, si vous ne voulez pas le détruire, signalez sa présence sans agir avec l'application INPN Espèces.
- À Paris, un nid sur le domaine public se signale avec Dans Ma Rue ; sur un espace privé, faites confirmer l'espèce puis appelez une entreprise experte en destruction de nids.
- La loi n° 2025-237 du 14 mars 2025 crée des plans départementaux qui organisent le signalement et la destruction des nids ; le signalement peut passer par le maire.
Piqûres et prudence
- Les frelons attaquent lorsqu'ils se sentent menacés, par des gestes brusques ou si l'on s'approche à moins de cinq mètres du nid.
- Une piqûre est douloureuse mais pas dangereuse ; le MNHN situe le danger vers 50 piqûres.
- Pour une personne allergique, une seule piqûre suffit à justifier d'aller à l'hôpital.
Au printemps : le piégeage, seulement encadré
- Le plan national prévoit un piégeage des fondatrices entre le 1er février et le 31 mai, avec des pièges référencés dans le plan.
- Il n'existe pas de piège parfaitement sélectif : il faut limiter l'impact sur les autres insectes en respectant les bonnes pratiques du plan.
Questions fréquentes
Un nid de frelon asiatique vide sera-t-il réutilisé au printemps ?
Non. Chaque printemps, les nouvelles fondatrices reconstruisent chacune un nouveau nid, sans jamais utiliser un ancien nid ; un nid vide en hiver ne sera jamais réinvesti. (Sources : Muséum national d'Histoire naturelle, « Frelon « asiatique » à pattes jaunes », Ville de Paris, « Des frelons à pattes jaunes à Paris » (mis à jour le 04/02/2025).)
Faut-il faire détruire un nid de frelon asiatique en décembre ?
Non : de décembre à février, il est totalement inutile de détruire ou de faire détruire le nid, car il est vide et ne sera jamais réinvesti. Il se dégrade naturellement. (Sources : Ville de Paris, « Des frelons à pattes jaunes à Paris » (mis à jour le 04/02/2025).)
Une piqûre de frelon asiatique est-elle dangereuse ?
Une piqûre est douloureuse mais pas dangereuse, sauf pour une personne allergique, pour qui une seule piqûre justifie d'aller à l'hôpital. (Sources : Muséum national d'Histoire naturelle, « Frelon « asiatique » à pattes jaunes ».)


