Cafards : que faire, et qui doit agir en appartement ou en copropriété ?
Photo : Clemson University - USDA Cooperative Extension Slide Series, Bugwood.org, CC BY 3.0 us, via Wikimedia Commons (crédits).En bref : Supprimez nourriture, eau et déchets accessibles, puis faites traiter par un professionnel. En location, le bailleur doit fournir un logement exempt de nuisibles ; dans un immeuble, un traitement coordonné des logements et parties communes est souvent nécessaire.
Ce que dit la réglementation
- Le bailleur doit remettre un logement « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites » (loi du 6 juillet 1989, article 6, modifié par la loi ELAN).
- À Paris, le règlement sanitaire départemental interdit à tout occupant d'accumuler détritus ou substances pouvant attirer et faire proliférer insectes, vermine et rongeurs (article 23-1).
Les bons réflexes (conseils généraux)
- Ne laisser ni nourriture ni vaisselle sale accessibles la nuit, vider les poubelles chaque jour.
- Signaler le problème au bailleur ou au syndic : un traitement d'un seul logement suffit rarement dans un immeuble infesté.
- Faire appel à un professionnel titulaire du Certibiocide s'il emploie des insecticides.
En copropriété : syndic, charges et locataire
- Le syndic pourvoit à l'entretien de l'immeuble et peut, en cas d'urgence, faire réaliser de lui-même les travaux nécessaires : signalez-lui les cafards vus dans les parties communes (vide-ordures, caves, gaines).
- Les dépenses d'entretien des parties communes sont réparties entre copropriétaires selon les quotes-parts du règlement de copropriété.
- Parmi les charges refacturables au locataire figurent les produits de désinsectisation et de désinfection, y compris des colonnes sèches de vide-ordures ; la liste est limitative.



